Une ode à l’Art avec un A !

Il y a quelques mois, je me baladais à travers les cartons d’une bourse aux livres quand je suis tombée sur cette couverture. Et quelle couverture ! Un fond noir, une silhouette féminine et une explosion de verts… L’ensemble m’avait charmée. Bien évidemment, ce roman ne m’était pas totalement inconnu puisque je l’avais vu passer sur les réseaux sociaux, mais sans me rappeler de l’intrigue ou des ressentis des lectrices / lecteurs. Le résumé me tentait tout aussi bien, alors je l’ai pris et heureusement pour moi ! 

 

Résumé :

En 1967, cela fait déjà quelques années qu’Odelle, originaire des Caraïbes, vit à Londres. Elle travaille dans un magasin de chaussures mais elle s’y ennuie, et rêve de devenir écrivain. Et voilà que sa candidature à un poste de dactylo dans une galerie d’art est acceptée ; un emploi qui pourrait bien changer sa vie. Dès lors, elle se met au service de Marjorie Quick, un personnage haut en couleur qui la pousse à écrire. 
Elle rencontre aussi Lawrie Scott, un jeune homme charmant qui possède un magnifique tableau représentant deux jeunes femmes et un lion. De ce tableau il ne sait rien, si ce n’est qu’il appartenait à sa mère. Marjorie Quick, à qui il soumet la mystérieuse toile, a l’air d’en savoir plus qu’elle ne veut bien le dire, ce qui pique la curiosité d’Odelle. 
La jeune femme décide de déchiffrer l’énigme des Filles au lion. Sa quête va révéler une histoire d’amour et d’ambition enfouie au cœur de l’Andalousie des années trente, alors que la guerre d’Espagne s’apprête à faire rage. 
Après Miniaturiste, Jessie Burton compose une intrigue subtile entre deux lieux et deux époques que tout sépare en apparence, tout en explorant, avec beaucoup de sensualité, d’émotion et de talent, les contours nébuleux de la puissance créatrice.

 

Autant vous le dire de suite, ce roman a été un gros coup de cœur (à tel point que ma lecture en cours en souffre) ! Il est conséquent, certes, mais je l’ai dévoré en un clin d’œil ! Je ne pouvais m’arrêter dans cette lecture, dans cette effervescence, dans cet amas de découvertes et de sentiments. Je partais, moi aussi, à la recherche de ce mystère, à la rencontre de ce tableau et son histoire. 

Alternant entre deux périodes temporelles, ce roman m’a emmenée tantôt dans une Angleterre des 1960’s aux côtés d’Odelle qui est tout simplement merveilleuse (oui, oui, j’ai adoré ce personnage), tantôt en pleines guerres civiles espagnoles dans les 1930’s  aux côtés de la fragile Olive.

Le point commun entre ces deux femmes, ces deux périodes ? Ce mystérieux tableaux…et d’autres choses que je vous laisse découvrir… 

A l’image de l’intrigue, ce roman est une réelle aventure, une quête mystérieuse qui ne pourra que vous emporter ! Le temps et les personnages se livrent petit à petit. Et la plume de l’autrice (du moins, sa traduction) aide énormément à cela : c’est limpide, exaltant, entraînant… en somme, tout fonctionne à merveille et tant mieux ! 

Mais, ce que j’ai surtout apprécié dans ce roman, est le fait d’y retrouver une ode à l’Art ou encore des réflexions sur le fait d’être/ de vouloir être artiste ! Et, j’insiste énormément sur le A puisqu’il s’agit à la fois de l’Art comme peinture mais aussi de l’Art comme écriture ou encore de l’Art comme celui de la vie et de profiter des relations humaines. Car derrière ce mystère, derrière ce tumulte artistique, se cache aussi, et surtout, d’un roman sur l’amitié, sur l’amour, sur la famille, sur l’Histoire, sur les passions

Un roman magnifique, tout simplement ! 

 

« Comme beaucoup d’artistes, tout ce que je créais était lié à ce que j’étais, et je pouvais donc souffrir de l’accueil réservé à mon travail. L’idée qu’une seule personne puisse séparer sa propre valeur de celle de sa propre production était révolutionnaire. »

« […] il fallait que quelque chose change. Depuis que j’étais capable de prendre un stylo, le plaisir des autres était ce qui me permettait d’attirer l’attention et de définir la réussite. […] Mon travail d’écriture est devenu l’axe autour duquel tournaient mon identité et mon bonheur. »

« On me demandait de renouveler ce plaisir pour les gens, encore et encore, jusqu’à ce que le fac-similé de mon acte devienne l’acte lui-même. »

« […] je me suis souvenue. J’avais commencé à écrire quand j’étais petite car j’aimais imaginer des possibilités parallèles. Rien de plus. Ce dimanche-là, j’ai pris mon stylo pour la première fois depuis longtemps et je me suis mise à écrire. »

 

Bonne Lecture 🙂

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5 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Violette dit :

    j’avais déjà noté, avec ton beau billet, je vais le placer dans les priorités! J’avais déjà adoré Le Miniaturiste

    Aimé par 1 personne

    1. Oh ça me fait plaisir ! J’espère qu’il te plaira 😉 Quant à moi, j’aimerais beaucoup lire Le Miniaturiste maintenant !

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  2. Je suis totalement passée à côté de ce roman. J’avais adoré The Miniaturist et son ambiance. Je voulais continuer sur ma lancée avec un roman parlant d’art. Il avait vraiment de quoi me plaire, surtout que je suis diplômée d’histoire de l’art.

    Aimé par 1 personne

    1. Mince ! Cette petite ode à l’art ne fonctionne donc pas pour tout le monde….(et heureusement, c’est ça aussi la magie de la littérature : différents avis, différents ressentis !). Je serais curieuse de découvrir The Miniaturist alors 😉

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      1. Il parle d’art aussi. Nous sommes en plein âge d’or hollandais.

        Aimé par 1 personne

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