#CluBoreaLecture : « Ma mère m’a probablement manqué depuis la naissance »

Je peux maintenant le dire, la littérature nordique fait partie de moi. Au plus je grandis, au plus j’en lis (ou du moins, j’essaie) et à chaque fois, cette même sensation revient : de la douceur, de l’apaisement, du bien être… 

Je sais que les polars suédois me donneront toujours cette énergie ou encore ce petit frisson que je cherche.

Je sais que les romans islandais me feront voyager, tout en poésie…

 

Résumé :

Phénix excentrique tant de fois ressurgi de ses cendres, Siggý n’est plus. Elle qui n’a jamais été là pour personne a légué à sa fille Hildur son mal étrange et une petite maison jaune sur l’île de Flatey.
Une lettre de sa mère pour seul viatique, Hildur s’embarque vers ce point minuscule perdu dans l’océan. Avec pour ange tutélaire l’homme aux yeux vairons. Et une foule de souvenirs sans pareils – les extravagances de Siggý et de son voisin Kafka, les mantras de grand-mère Láretta contre les idées noires, l’appel des phoques sacrés ou les fantômes de la rue Klapparstígur… Qui tous portent la promesse d’une singulière renaissance.
Comme une consolation venue d’ailleurs, J’ai toujours ton cœur avec moi est la belle chronique de ces quelques jours sans boussole – mélancolique, insolite et décalée.

 

Avec ce roman de Soffía Bjarnadóttir, je me suis replongée dans cette atmosphère propre à la littérature islandaise (que l’on retrouve, par exemple, dans les livres d’Auður Ava Ólafsdóttir). Il y avait ce quelque chose de poétique mais en même tant de mystérieux… Un déchiffrage qui ne peut se faire que par l’émotion, par cette sorte de curiosité affective et émotive que le lecteur/ la lectrice développe tout le long de sa lecture… 

J’ai toujours ton cœur avec moi parle avant tout d’une relation mère/ fille. D’un manque, d’un vide à combler. Mais c’est aussi un chemin vers un soi plus profond, vers la vie, les rêves et les choix que l’on a pris et/ou qu’il nous reste à prendre. Un voyage de pensées qui permet à Hildur de bâtir son deuil sur fond de souvenirs… Un dialogue avec le réel et ses créatures mystiques… 

J’avais toujours peur qu’elle cesse de m’aimer, qu’elle me quitte. Qu’elle ne m’ait peut-être jamais aimée. Au final, c’est moi qui avais dû partir. Je me consumais, elle était comme un voile recouvrant mon existence.

 

Ouvrez donc la première page de ce livre, laissez-vous emporter par cette brise de mots, par ce flot de poésies, par cette plume froide, fantasque et touchante qui vous séduira à coup sûr !

Tu es le phare qui brille, Hildur. Hildegard von Bingen. Moi, je suis l’enfer. L’enfer qui brûle.

 

Bonne Lecture 🙂

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