De la douceur et de la bonne humeur !

Il y a quelques temps, l’autrice québécoise Chantal Bissonnette m’a gentiment proposée la lecture de son roman Les Pierres Bleues. Aussitôt le résumé lu, je n’ai pu rejetée cette si belle proposition : un roman feel-good, c’était ce qu’il me fallait !

Résumé de l’éditeur :

Il me prit la main et y déposa une pierre bleue. Il me raconta que, l’année passée, il avait trouvé cette pierre et une autre pareille sur le bord de l’eau, pendant une promenade.

Il me regarda et dit:
Je t’en donne une et je garde l’autre. Si jamais on se perd de vue, elle te fera penser à moi. Si un jour tu reçois la deuxième, ce sera un signe que j’ai besoin de toi.

Je le trouvai bien mystérieux. Ma réponse fut solennelle:
– OK, Morris. J’te le promets. Si je reçois la deuxième, je m’en viens.

 

Vingt ans ont passé depuis que Jenny a échangé cette promesse d’enfant avec Morris. Vingt ans pendant lesquels ils ont été séparés. Puis un jour, la fameuse pierre bleue et un appel à l’aide atterrissent sur son bureau. C’est le choc.

La jeune avocate quitte dès lors son univers bien rangé et s’envole pour l’Écosse. Mais les retrouvailles ne se déroulent pas comme Jenny l’avait imaginé. Le nouveau Morris est différent, mystérieux, influent et un peu contrôlant. Juste ce qu’il faut pour irriter la jeune femme moderne en quête d’amour qu’est Jenny.

 

Verdict : quelle belle surprise ! Dès les premières pages, la tornade Jenny (attachante, à la fois douce et fragile) nous emmène dans sa vie, dans ses souvenirs et dans son voyage écossais. De la bonne humeur, des rires, des tas d’expressions (québécoises et écossaises)…. Un mélange que manie l’autrice, une recette qui donne un très bon résultat !

Outre le thème de l’amour/ amitié trônant au milieu du roman, Chantal Bissonnette nous donne juste ce qu’il nous faut comme description pour nous imaginer aux côtés des personnages, et traite aussi de divers sujets comme l’éducation des enfants, le poids des souvenirs, les relations que l’on peut entretenir mais aussi leurs conséquences…

Ce qui m’a le plus plu est l’Amour en général. Amour, sujet du roman. Amour, que l’autrice donne à ses lecteurs par les mots. Amour, sentiment de bonne humeur, omniprésent.

Vous l’aurez compris, j’ai passé un très bon moment pendant cette lecture ! « Les Pierres bleues » est un roman doux et pétillant duquel ressort une certaine force.

 

 

L’autrice a bien voulu (et je la remercie de tout cœur) répondre à quelques questions qui vagabondaient dans ma tête à la suite de cette lecture :  

 

Pourquoi/ Comment avez-vous eu l’idée d’écrire ce roman ?

Lorsque j’étais enfant, deux événements sont survenus dans mon quartier : un petit garçon de ma classe a été battu par des grands et on ne l’a plus revue dans le coin, puis une voisine a poignardé son mari. Ces anecdotes se sont entremêlées au fil du temps pour former un scénario dans ma tête qui m’a suivi pendant des années. Vers la fin de mon adolescence, j’avais déjà imaginé le début des Pierres bleues. Ce n’est que plus tard (32 ans plus tard) lors de mon arrêt de travail de 6 mois pour le cancer en 2014 que je me suis enfin décidée à mettre sur papier ce bout d’histoire. Le but était de ne pas penser à mes problèmes.

Pourquoi des « pierres bleues » ?

C’est étrange, c’est la 2e fois qu’on me pose cette question. J’avais besoin d’un symbole pour la promesse que ce font Jenny et Morris enfants. Des galets sur le bord d’une plage me sont venus à l’esprit. Bleues : je n’en ai pas la moindre idée. À part que j’aime cette couleur. Lors de mon dernier Salon du livre à Québec, un adolescent m’a dit qu’il avait une théorie là-dessus. Le bleu est, selon lui, la couleur de la tristesse. J’en suis pratiquement tombée en bas de mon tabouret. Il faut comprendre qu’à l’époque où j’ai écrit mon roman, j’avais le cancer et cet ado allumé, n’en savait rien.

Quand est-ce que l’idée de le proposer à une maison d’édition (et de le faire publier) vous est venue à l’esprit ?

Au début, loin de moi l’idée d’être publiée. Mais une copine écrivaine pour enfant m’a demandé d’y jeter un œil et lorsqu’elle l’a terminé elle m’a convaincu de tenter l’aventure des maisons d’édition. Heureusement que je l’ai écouté, sinon mon histoire aurait atterri dans mon Facebook et aurait eu très peu de visibilité.

Vous êtes-vous inspirée de quelqu’un en particulier (de plusieurs personnes) pour le personnage de Jenny ? (de vous-même ? )

Jenny c’est moi, mais revue et améliorée. Je lui ai donné mes travers, par exemple je suis « très routinière et je veux toujours solutionner les problèmes des autres». Jenny est la femme que j’aurais aimé être. Par contre, pour Sylvie, j’ai fait un amalgame de toutes mes amies, leurs bons côtés et les choses qu’elles font qui me font rigoler.

Dans votre avant-propos, vous écrivez que vos personnages vous ont beaucoup aidé dans cette période de votre vie. Quels sont, selon vous, les « pouvoirs » de l’écriture et de la lecture ? Le(s) rôle(s) des personnages (dans et hors du livre) ?

La lecture a un pouvoir énorme selon moi. Elle nous sort de notre quotidien, de nos idées noires. Elle nous permet de vivre d’autres vies. Je lis 1 à 2 livres par semaine. L’écriture, c’est un peu pareil, mais en plus c’est la meilleure des thérapies. Vous pouvez faire revivre une personne qui vous manque ou faire mourir quelqu’un dont vous vous passeriez bien. Elle nous permet de parler de nos états d’âme et aussi d’en faire des histoires qui font vibrer les autres. Lorsque j’écrivais Les pierres bleues, je me sentais comme dans un cocon. Entouré de mes personnages. Ils vivaient et vibraient autour de moi, je les sentais à mes côtés à toute heure du jour et même de la nuit. J’étais tellement absorbée par leur histoire, que des fois j’appelais des membres de ma famille de leur prénom.

Une petite phrase pour vos (futurs) lecteurs ?

Il faut toujours avoir un projet en tête. Un qui nous sort de notre zone de confort. Un qui nous fera dire à la fin de notre vie : Voilà, ce que j’ai accompli!

Un grand merci à Chantal Bissonnette pour cette lecture et ces très belles réponses !

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2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Folavril dit :

    Pourquoi pas! De la douceur ça ne fait pas de mal par les temps qui courent

    Aimé par 1 personne

    1. Lectures Gourmandes dit :

      Oui, ça fait vraiment du bien au moral ! 🙂

      Aimé par 1 personne

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